Dans les logements mal calfeutrés, le même scénario se répète chaque hiver : l’air chaud s’échappe sous la porte d’entrée, l’air froid entre. Un accessoire à une dizaine d’euros et quelques minutes de pose suffisent à y mettre fin.
Posez la main à plat sur le sol, à trente centimètres de votre porte d’entrée, un soir où le vent souffle. Si vous sentez un filet d’air froid, votre radiateur travaille en partie pour la rue. Le remède tient en un accessoire à une dizaine d’euros et quelques minutes de pose.
Un courant d’air sous la porte, c’est combien sur la facture ?
Les spécialistes de l’efficacité énergétique avancent des fourchettes précises : un courant d’air non traité forcerait le chauffage à consommer 5 à 10 % d’énergie en plus, et certaines estimations montent jusqu’à 20 % sur la facture de chauffage. L’Association française de l’efficacité énergétique (AFEE), citée par le site ace-bois.fr, estime même à 15 % en moyenne la baisse de consommation obtenue en posant des joints sur toutes les portes d’un logement.
On ne voit pas le froid entrer. Il n’y a pas de voyant, pas d’alarme. Juste cette sensation désagréable quand on passe près de l’entrée, et un thermostat qui se déclenche plus souvent qu’il ne devrait.
Pour le repérer, il existe un test simple. Un soir de vent, approchez une bougie allumée des jointures de la porte : si la flamme vacille, l’air passe. Le magazine spécialisé plus-que-pro.fr recommande aussi le test de la main, passée lentement le long des montants.
Un joint adhésif se pose en quelques minutes le long du battant de la porte.
Boudin, brosse ou plinthe : que choisir contre les courants d’air ?
Le boudin de porte est la solution la plus connue : un coussin allongé que l’on glisse sous la porte. On en trouve dès 5 €, et la pose ne demande aucun outil. Pour les portes qui donnent directement sur l’extérieur, les professionnels préfèrent le bas de porte à brosse ou à balayette, vissé ou collé sous le battant : il résiste mieux aux passages répétés et aux courants d’air forts.
Les joints adhésifs en mousse ou en caoutchouc, vendus 5 à 20 € le rouleau, calfeutrent les interstices entre le cadre et l’ouvrant. Et pour les portes que l’on ouvre cinquante fois par jour, il existe la plinthe automatique : un mécanisme qui soulève le joint à l’ouverture et le rabat à la fermeture. Comptez 50 à 200 €, mais la tranquillité dure des années.
« J’ai installé un joint bas de porte un dimanche matin. Moins de trente minutes de travail, et le résultat était immédiat. Le courant d’air a disparu. » — Julien Moreau, bricoleur à Bordeaux, témoigne sur inspirefrance.fr
Le bas de porte à brosse, vissé sous le battant, tient mieux sur les portes d’entrée très sollicitées.
Dix minutes de pose, pas d’outils
- Mesurez le jour sous la porte : l’espace entre le bas du battant et le sol décide du modèle.
- Choisissez le système adapté : boudin pour une porte intérieure, brosse ou plinthe pour une porte d’entrée.
- Vissez ou collez le dispositif en suivant la notice, en appuyant bien sur toute la longueur.
- Refaites le test de la bougie : si la flamme ne bouge plus, le courant d’air est bloqué.
Et si le froid vient d’ailleurs ?
Les portes ne sont pas les seules coupables. Les fenêtres anciennes laissent passer l’air par des joints fatigués : des bandes adhésives en mousse règlent le problème pour quelques euros. Les rideaux thermiques, épais et assez longs pour toucher le sol, forment une barrière supplémentaire devant les vitrages. Et dans les pièces que vous n’utilisez pas, fermer la porte évite que la chaleur ne s’y disperse pour rien.
Un dernier réflexe qui ne coûte rien : passer la main le long de toutes les ouvertures, une fois par an, à l’automne. Cinq minutes d’inspection avant les premiers froids.
