Vous avez entre 18 et 25 ans, ou entre 45 et 50 ans ? Alors l’Assurance Maladie vous doit un bilan de santé complet, sans que vous avanciez un euro. Et depuis le 1er octobre 2026, ce n’est plus seulement votre médecin qui peut le faire : votre kinésithérapeute aussi.
Un bilan de santé gratuit, pris en charge à 100 % et sans avance de frais, ça existe. Il s’appelle « Mon bilan prévention », il est proposé depuis 2024, et pourtant il reste méconnu. Le principe est simple : à quatre moments clés de votre vie, un professionnel de santé fait avec vous le point sur vos habitudes, vos risques et vos dépistages. Et depuis le 1er octobre 2026, la liste des professionnels habilités s’est allongée : votre kinésithérapeute en fait désormais partie.
« Mon bilan prévention », c’est quoi exactement ?
Ce n’est ni une consultation classique, ni une séance de rééducation. C’est un rendez-vous dédié, qui dure entre 30 et 45 minutes, consacré entièrement à la prévention. Le professionnel vous pose des questions, écoute, et construit avec vous un plan d’actions personnalisé.
Au programme : vos antécédents médicaux personnels et familiaux, votre alimentation, votre activité physique, votre sédentarité, vos éventuelles addictions. On parle aussi dépistages, vaccinations à jour, sommeil, et même bien-être mental et social. L’idée n’est pas de chercher la maladie, mais de repérer ce qui pourrait, dans quelques années, le devenir.
Qui peut bénéficier de ce bilan gratuit ?
Pas tout le monde en même temps. Le dispositif vise quatre tranches d’âge :
- les 18-25 ans ;
- les 45-50 ans ;
- les 60-65 ans ;
- les 70-75 ans.
Dans chacune de ces périodes, vous pouvez réaliser un bilan, entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie. Aucune avance de frais, aucun dépassement d’honoraires possible. L’Assurance Maladie le dit elle-même : c’est un temps d’échange dédié à la prévention, dont chacun peut bénéficier à ces âges clés de la vie.
Un cabinet de kinésithérapeute : depuis le 1er octobre 2026, il peut accueillir « Mon bilan prévention ».
Que se passe-t-il pendant le rendez-vous ?
Rien d’impressionnant, et c’est voulu. Le professionnel commence par un entretien : comment vous vivez, comment vous dormez, ce que vous mangez, si vous fumez ou buvez, comment va le moral. Ensuite, il identifie avec vous les points de vigilance : un risque cardiovasculaire à surveiller, un dépistage à rattraper, une vaccination à mettre à jour.
Ce bilan ne soigne rien. Il empêche, parfois, d’avoir un jour à soigner.
Le rendez-vous se termine par un plan personnalisé de prévention, remis par écrit. Trois ou quatre objectifs concrets, réalistes, choisis avec vous : marcher davantage, revoir son sommeil, programmer un dépistage. Le professionnel transmet ensuite ce plan à votre médecin traitant si vous êtes d’accord.
Comment en profiter chez votre kiné ?
Depuis le 1er octobre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes rejoignent les médecins, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes déjà habilités. Concrètement, voici comment faire :
- vérifiez que vous êtes dans l’une des quatre tranches d’âge concernées ;
- trouvez un professionnel effecteur via l’annuaire en ligne sur le site santé.fr, ou demandez directement à votre kiné habituel ;
- précisez bien, au moment de prendre rendez-vous, qu’il s’agit de « Mon bilan prévention » et non d’une séance de soin classique ;
- le jour J, vous ne payez rien : la prise en charge est intégrale, sans avance de frais.
Trente à quarante-cinq minutes d’entretien : le bilan aborde habitudes de vie, dépistages et bien-être mental.
Pourquoi c’est une bonne nouvelle
Jusqu’ici, le dispositif tournait avec quatre professions. Ajouter les kinésithérapeutes, c’est d’abord élargir le nombre de professionnels disponibles près de chez vous. Quand il faut attendre des semaines pour un créneau chez son médecin, pouvoir passer par son kiné change la donne.
C’est aussi un professionnel qui connaît bien votre corps au quotidien : la sédentarité, les douleurs qui s’installent, l’activité physique qui manque. Des sujets qui sont exactement au cœur du bilan.
Alors si vous avez 23 ans, 47 ans, 62 ans ou 72 ans, et que vous ne saviez pas que la Sécu vous offrait ce rendez-vous : vous savez désormais par quelle porte entrer.
