Ce n’est pas un mois comme les autres. En octobre 2026, se soigner coûtera plus cher à tous les assurés, la taxe foncière tombera comme un couperet et même les voitures mal garées paieront davantage. Une seule éclaircie dans ce ciel gris : les aides au logement augmentent.
Octobre a un petit air de mois sérieux : la rentrée est digérée, les vacances sont loin, et les factures reviennent au galop. Cette année, elles reviennent en charge : santé, impôts, fourrière, presque aucun poste du budget n’y échappe.
Commençons par ce qui pique le plus : la santé. Un décret du 11 septembre relève au 1er octobre les deux plafonds du reste à charge : la franchise médicale (médicaments, actes paramédicaux, transports sanitaires) et la participation forfaitaire (consultations, radiologie, analyses) passent chacun de 50 à 70 € par an. Un assuré qui cumule les deux laissera jusqu’à 140 € par an, contre 100 € auparavant.
Un euro par boîte de médicaments, deux euros par consultation : les montants unitaires ne bougent pas, seul le plafond annuel grimpe.
Les montants unitaires ne changent pas : un euro par boîte de médicaments, quatre euros par transport sanitaire, deux euros par consultation ou examen. Mais les retenues se poursuivront plus longtemps dans l’année, et les malades chroniques comme les personnes âgées seront les premiers touchés. Restent exonérés les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l’aide médicale de l’État, et les femmes enceintes pour les soins de maternité.
140 € contre 100 € : personne ne recevra de facture, mais l’Assurance Maladie retiendra davantage sur les remboursements avant d’atteindre le plafond.
Taxe foncière : le 15 ou le 20 octobre, pas un jour de plus
Deuxième rendez-vous : la taxe foncière. Le ministère de l’Économie rappelle les dates : jusqu’au 15 octobre pour les paiements classiques (avis de 300 € maximum), jusqu’au 20 octobre en ligne ou via l’application impots.gouv.
Petite consolation : la revalorisation nationale des bases se limite à 0,8 %, son plus faible niveau depuis le début de la décennie. Si votre avis grimpe davantage, le coupable est ailleurs : les communes votent leur propre taux. Et le retard ne pardonne pas : un jour de dépassement suffit à déclencher une majoration de 10 %.
Impôts sur le revenu : la deuxième vague arrive le 26 octobre
Le fisc revient aussi frapper à la porte : près de 13,8 millions de foyers fiscaux doivent encore un solde d’impôt sur le revenu. Au-delà de 300 €, quatre échéances : la deuxième tombe le 26 octobre, après celle du 25 septembre.
Les redevables de l’IFI peuvent adhérer au prélèvement à l’échéance jusqu’au 31 octobre pour un paiement dû au plus tard le 16 novembre, prélevé le 26 novembre.
Fourrière : l’enlèvement passe à 135 €
Un arrêté publié au Journal officiel du 22 septembre relève les tarifs plafonds des fourrières : au 1er octobre, l’enlèvement passe de 127,65 à 135 € (+5,76 %), la garde de 6,75 à 7,15 € par jour. Paris reste à part (150 € et 29 €, inchangés) ; Lyon, Marseille et Toulouse s’alignent sur 135 €, garde à 10 €. Dès 2027, ces plafonds seront révisés chaque année.
135 € l’enlèvement, 7,15 € par jour de garde : un stationnement gênant coûtera plus cher qu’en septembre.
La seule bonne nouvelle du mois : +1,15 % sur les APL
Seule éclaircie : les aides au logement progressent de 1,15 % au 1er octobre, suivant l’indice de référence des loyers. Une hausse modeste, qui pourrait être la dernière avant un moment : le ministre Vincent Jeanbrun a annoncé un gel en 2027, quand le minimum vieillesse, l’AAH et le RSA seraient sanctuarisés. Le décor reste celui de l’Insee : pouvoir d’achat en recul de 0,4 % en 2026, inflation proche des 3 % en fin d’année.
Les dates à entourer sur le calendrier :
- 1er octobre : franchises santé relevées, APL +1,15 %, fourrière plus chère
- 15 octobre : taxe foncière, paiements classiques
- 20 octobre : taxe foncière en ligne
- 26 octobre : 2e échéance d’impôt sur le revenu
- 31 octobre : limite d’adhésion au prélèvement à l’échéance pour l’IFI
- 16 novembre : paiement de l’IFI au plus tard
Octobre ne pardonne pas aux distraits : chaque date manquée se paie, au sens propre. Mais chaque échéance anticipée est une facture qui ne surprendra plus personne.
Sources : Le Particulier (Le Figaro), service-public.gouv.fr, ministère de l’Économie (communiqué du 22 septembre 2026), BourseInside, RoseUp, Journal du Net / Insee, EuropeSays.
