Un bouton autour du cou, une centrale d’écoute disponible jour et nuit. La téléassistance rassure des centaines de milliers de familles en France. Mais entre l’offre de base à quelques euros et les formules à 40 € par mois, difficile de s’y retrouver. Voici les vrais prix, les aides qui les divisent par deux, et comment choisir selon le profil de votre proche.

La scène est banale et terrifiante à la fois : une personne âgée seule chez elle, une chute dans la salle de bain, personne pour appeler les secours. La téléassistance est née pour répondre exactement à ce scénario. Un médaillon ou un bracelet, un bouton à presser, et une centrale d’écoute qui décroche à toute heure. Le principe n’a pas changé depuis des décennies. Les prix, les options et les aides, eux, méritent un vrai tour d’horizon en 2026.

Téléassistance personnes âgées : combien ça coûte vraiment ?

Le prix de la téléassistance pour personnes âgées varie selon le type de dispositif et l’opérateur. Comptez environ 20 à 30 € par mois pour un forfait classique à domicile, avec boîtier et bouton d’appel. Les formules avec détecteur de chute automatique, qui déclenchent l’alerte sans que la personne ait à appuyer, se situent plutôt entre 30 et 50 € par mois. Pour les seniors actifs qui sortent seuls, la téléassistance mobile avec géolocalisation GPS tourne entre 25 et 35 € par mois, généralement sans engagement de durée.

Certains opérateurs affichent leurs grilles en clair. SeniorAdom, par exemple, propose son offre à domicile ESSENTIEL et son offre mobile NOMADE à 30,90 € par mois chacune. À l’autre bout de l’échelle, les départements qui gèrent leur propre service cassent les prix : dans le Pas-de-Calais, l’abonnement de base, installation et maintenance comprises, est fixé à 7,03 € TTC par mois.

Une femme âgée appuie sur son médaillon de téléassistance Le médaillon reste le dispositif le plus répandu : simple, il se porte autour du cou ou au poignet.

Le crédit d’impôt de 50 %, l’argument qui change tout

C’est le levier le plus puissant. Les dépenses de téléassistance ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 % des sommes versées, imposable ou non. Concrètement, un abonnement à 30 € par mois revient à 15 € nets après crédit d’impôt. Pour les foyers non imposables, le fisc reverse directement la somme. C’est ce mécanisme qui rend les offres à 30 ou 40 € accessibles au plus grand nombre.

En 2026, un abonnement de téléassistance à 30 € par mois ne coûte réellement que 15 € après le crédit d’impôt de 50 %, que le foyer soit imposable ou non.

Les options qui font grimper la facture

Le détecteur de chute lourde avérée, qui envoie une alerte automatique même si la personne est inconsciente, est l’option la plus demandée. Le département du Pas-de-Calais la facture 2,22 € TTC par mois en sus de l’abonnement de base. D’autres périphériques existent : détecteur de fumée, détecteur de monoxyde de carbone, détecteur d’inactivité, coffre à clés mural pour faciliter l’intervention des secours sans laisser de clé chez un voisin. Chacun ajoute quelques euros mensuels.

Autre point à vérifier avant de signer : les frais de dossier et d’installation du boîtier, parfois facturés en plus de l’abonnement. Et pour les couples, bonne nouvelle relevée par les guides spécialisés : certains opérateurs ajoutent le second médaillon du conjoint sans supplément.

Qui peut payer encore moins cher ?

Au-delà du crédit d’impôt, la téléassistance peut être prise en charge en partie par le conseil départemental, sous conditions de ressources, pour les bénéficiaires de l’APA ou de la PCH. C’est le département qu’il faut solliciter : les règles et les montants varient d’un territoire à l’autre. Les caisses de retraite proposent aussi parfois des aides ponctuelles pour l’installation du dispositif.

Une senior souriante portant son bouton d’alerte Porté en permanence, le bouton d’alerte relie le senior à une centrale d’écoute disponible 24 heures sur 24.

Reste la question du choix. Un senior sédentaire et encore réactif se contentera du médaillon classique. Un marcheur quotidien a besoin du GPS. Une personne avec des troubles cognitifs débutants gagnera avec des capteurs de présence à domicile. Le bon dispositif n’est pas le plus cher : c’est celui que la personne acceptera de porter tous les jours.