Il vous reste moins de trois mois. Si votre moto ou votre scooter a été mis en circulation en 2020 ou 2021, le premier contrôle technique est obligatoire avant le 31 décembre 2026. Passé cette date, rouler sans le papier coûte 135 €.
Le contrôle technique moto 2026 entre dans sa dernière ligne droite. Après les machines immatriculées avant 2017, passées au centre en 2024, puis celles de 2017 à 2019 en 2025, c’est au tour des deux-roues mis en circulation en 2020 et 2021. Ils ont jusqu’au 31 décembre pour obtenir le précieux papier. Après, c’est l’amende.
Lancé le 15 avril 2024 dans un concert de protestations, le CT des deux-roues n’a plus rien d’une nouveauté. Les manifestations de motards, les recours, les atermoiements du gouvernement : tout cela appartient au passé. Bruxelles l’exigeait, Paris a fini par s’exécuter, et le calendrier échelonné suit désormais son cours, année par année, sans faire de vagues.
Contrôle technique moto 2026 : qui doit y aller avant le 31 décembre
La règle est simple, mais elle ne pardonne pas l’à-peu-près. Sont concernés tous les véhicules de catégorie L mis en circulation entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 : motos et scooters de plus de 50 cm³, trois-roues, quads, et même les voitures sans permis, ces quadricycles légers ou lourds dont la petite Citroën Ami est devenue l’emblème.
Deux exceptions seulement : les motos de compétition et les véhicules de collection, qui échappent à l’obligation. Pour les machines immatriculées après 2022, le premier contrôle interviendra entre quatre ans et demi et cinq ans après la mise en circulation, puis tous les trois ans. Un rythme plus espacé que pour les voitures, contrôlées tous les deux ans.
Les scooters de plus de 50 cm³ sont soumis au contrôle au même titre que les motos.
Ce que le contrôleur regarde vraiment
Pas de piège, pas de surprise : le contrôle porte sur la sécurité. Les freins et leur circuit, la direction, l’éclairage et la signalisation, les rétroviseurs, les pneus et les suspensions, le cadre, puis l’échappement et les émissions polluantes. Le bruit, lui, fait partie des nuisances vérifiées.
Trois issues possibles à la visite. Un résultat favorable, et vous repartez avec un procès-verbal valable trois ans. Une défaillance majeure, et c’est la contre-visite sous deux mois. Une défaillance critique, et le véhicule est interdit de circulation dès minuit le jour du contrôle.
Contrairement à ce qui se fait pour les voitures, le motard n’est pas tenu à l’écart. Le contrôleur peut l’inviter à rester près de sa machine, ne serait-ce que pour l’aider à la manœuvrer d’un poste à l’autre. Un détail qui change tout pour ceux qui redoutaient de confier leur moto à des mains inconnues.
Dans les centres, les mécaniciens vérifient une trentaine de points de sécurité sur chaque machine.
Au 1er janvier, le papier manquant coûtera plus cher que le contrôle lui-même.
Combien ça coûte, et ce que coûte l’oubli
Le tarif n’est pas réglementé : chaque centre fixe librement ses prix, et les écarts sont réels. Comptez entre 50 et 90 € environ, la plupart des relevés se situant autour de 60 à 80 €. Un conseil qui vaut de l’or en fin d’année : tous les centres automobiles ne sont pas équipés pour recevoir les deux-roues, vérifiez avant de réserver.
Et si vous laissez passer la date ? L’amende est de 135 €, ramenée à 90 € si vous la réglez dans les trois jours. Le montant peut grimper jusqu’à 750 €. Les forces de l’ordre peuvent en outre immobiliser le véhicule et vous donner une semaine pour passer le contrôle. Sans CT en règle, votre assureur peut aussi refuser de vous couvrir en cas d’accident responsable.
Quatre réflexes avant de prendre rendez-vous
- Sortez la carte grise. C’est la date de première mise en circulation qui compte, pas celle de votre achat. Un scooter acheté d’occasion en 2024 mais immatriculé en 2021 est concerné.
- Faites le tour vous-même. Éclairage, clignotants, état des pneus, plaquettes de frein : les centres constatent que ce sont les motifs de contre-visite les plus courants. Dix minutes dans le garage peuvent vous éviter un second déplacement.
- Comparez les centres. Les prix varient, et les délais s’allongent à l’approche du 31 décembre. Décembre est chaque année le mois le plus chargé.
- Gardez le procès-verbal. Il est valable trois ans et fait partie des papiers du véhicule, au même titre que la carte grise.
Deux ans et demi après son lancement dans la controverse, le contrôle technique des deux-roues est devenu une formalité comme une autre. Reste à ne pas la rater : le 31 décembre, c’est dans moins de trois mois, et les retardataires de 2025 s’en souviennent encore.
