Il reste deux jours pour mettre la main à la pâte avec des chercheurs. Ce samedi et dimanche, la Fête de la science joue les prolongations dans toute la France, et tout est gratuit.
C’est la dernière ligne droite. La Fête de la science 2026, lancée le 2 octobre, s’achève lundi 12 octobre. Et ce week-end des 10 et 11 octobre concentre le plus gros du programme : des milliers d’ateliers, de visites de laboratoires et d’expériences gratuites, partout en France. Le thème de cette 35e édition ? Les « saveurs savantes », ou comment la science se cache dans votre assiette.
« Saveurs savantes » : quand la science passe à table
Cuisine, goût, alimentation : pour sa 35e édition, la manifestation parrainée par le chef Thierry Marx explore ce que la recherche doit à nos papilles. À Rennes, les chimistes de l’Institut des sciences chimiques décortiquent la « chimie du goût et des odeurs », entre acidité des aliments et synthèse d’arômes. À Grenoble, La Casemate propose un atelier au titre irrésistible : « Un donut dans mon assiette ». Au musée des Confluences, à Lyon, dix-huit rendez-vous tournent autour du goût.
À Rennes, les chimistes ne s’arrêtent pas aux manipulations : deux conférences creusent le sujet, des « champignons : saveurs et arômes » à une enquête sur la vanille, vraie ou fausse, traquée par résonance magnétique nucléaire. La fraude alimentaire passée au crible de la physique, en somme.
L’idée n’est pas neuve mais elle fonctionne toujours : on retient mieux la science quand on peut la toucher, la sentir, parfois la goûter.
Blouse blanche et éprouvettes : les enfants manipulent comme de vrais chimistes pendant les ateliers.
Fête de la science 2026 : où aller ce week-end près de chez vous
Le samedi 10 octobre est la journée la plus dense presque partout. À Lyon et Villeurbanne, 232 rendez-vous répartis sur 57 lieux, dont 130 rien que pour ce samedi : le village des sciences de l’IUT Lyon 1 aligne 39 ateliers, de « Détective du goût » à « Bactério-Blaster ». À Grenoble, 69 des 110 rendez-vous ont lieu samedi, entre le parvis de Minatec, le CNRS et La Casemate.
À Bourges, le village des sciences du campus Lahitolle ouvre samedi de 14 h à 19 h et dimanche de 10 h à 18 h, avec une visite savante de la cathédrale « à table au Moyen Âge ». À Caen, le village des sciences propose plus de 50 animations gratuites, et la station marine de Luc-sur-Mer ouvre ses portes samedi et dimanche pour découvrir les espèces du littoral normand. À Chambéry, 43 rendez-vous attendent le public au centre Eurêka. À Lille, l’Institut Pasteur déploie son parcours « Les sciences infusent ».
Le programme complet, ville par ville, est en ligne sur fetedelascience.fr.
Pourquoi ça vaut le détour, même sans enfant
« Ouvrir la recherche au public et créer du lien » : c’est la promesse de la manifestation depuis plus de trente ans.
Lancée en 1991 à l’initiative d’Hubert Curien, la Fête de la science reste l’un des rares événements nationaux entièrement gratuits. Pas de billet, pas de file d’attente interminable : la plupart des animations sont en accès libre, sans réservation, et pensées pour tous les âges, dès 3 ans. Les chercheurs eux-mêmes animent les stands, et ils adorent qu’on leur pose des questions bizarres.
Un médiateur accueille les jeunes visiteurs : la plupart des animations sont en accès libre, sans réservation.
Trois réflexes pour en profiter
- Visez le samedi après-midi. C’est le créneau le plus fourni dans la plupart des villes, avec les villages des sciences au complet.
- Arrivez tôt pour les ateliers à jauge limitée. Quand une réservation sur place est demandée, c’est généralement une heure avant, premier arrivé premier servi.
- Pensez aux lieux inattendus. Stations marines, cathédrales, musées : la science sort des labos ce week-end, et c’est souvent là que les animations sont les plus surprenantes.
Lundi 12 octobre, les laboratoires refermeront leurs portes. D’ici là, la blouse est facultative. La curiosité, elle, ne l’est pas.
