Ils ressemblent à des bonbons ordinaires. Le lot QJ3 des gummies ReelaxX D9, vendu entre le 7 et le 14 octobre, contient du THC à une teneur que les autorités jugent risquée pour le consommateur. La consigne est claire : ne plus les consommer et les détruire.
Le site gouvernemental RappelConso vient d’ajouter une fiche inhabituelle à son registre : des bonbons gélifiés au THC font l’objet d’un retrait national. La fiche 2026-10-0151, publiée le 16 octobre 2026, vise les gummies ReelaxX D9 de la marque ReelaxX. Le motif officiel est rédigé sans détour : une « présence de delta-9-tétrahydrocannabinol à une teneur susceptible de présenter un risque pour le consommateur ».
Ce rappel de gummies THC ReelaxX concerne un seul lot, vendu pendant une semaine précise dans des boutiques spécialisées. Voici comment savoir si votre sachet est concerné, et ce que vous devez faire dans ce cas.
Le lot QJ3 : les trois repères à vérifier sur votre sachet
L’identification se joue sur trois mentions imprimées sur l’emballage. Il faut les trois à la fois :
- La marque et la référence : ReelaxX, modèle « ReelaxX 30mg » ;
- Le lot QJ3 et la date de durabilité minimale 30/09/2027 ;
- La période d’achat : entre le 7 et le 14 octobre 2026, chez le distributeur Les Artisans du Chanvre, partout en France.
Si les trois correspondent, votre sachet fait partie du rappel. Dans le doute, gardez l’emballage : c’est lui qui porte les informations décisives, pas la couleur ni l’odeur des bonbons.
Seule la mention du lot, imprimée sur le sachet, permet d’identifier les gummies concernés par le rappel.
Pourquoi du THC dans des bonbons vendus comme du chanvre bien-être ?
Ces gummies étaient commercialisés par une enseigne spécialisée dans le chanvre, un circuit où les clients achètent le plus souvent des produits présentés comme relaxants, à base de CBD. Le problème, c’est que le THC n’a rien du CBD : c’est la molécule psychoactive du cannabis, celle qui provoque l’effet planant et les effets indésirables qui l’accompagnent.
En France, les produits à base de CBD vendus légalement ne doivent pas contenir plus de 0,3 % de THC, rappelle le site ffeminin. Quand ce seuil est dépassé, le produit sort du cadre légal et peut provoquer nausées, vertiges ou anxiété, surtout chez les personnes qui n’ont pas l’habitude du THC.
Ce n’est d’ailleurs pas la première alerte du genre. Cet été, une autre fiche RappelConso avait déjà visé des gummies sans marque vendus en vrac du 24 juin au 29 juillet 2026 : la fiche officielle indiquait au minimum 10 mg de THC par bonbon, soit un dépassement net de la dose de référence. Le numéro de contact du distributeur, le 0437042543, figurait sur la procédure. Les enseignes du secteur semblent peiner à tenir leurs promesses de dosage.
Seul le lot QJ3, imprimé sur le sachet, permet de savoir si vos gummies sont concernés : ni la couleur, ni le parfum, ni la date d’achat ne suffisent.
Vous avez ce sachet : que faire, concrètement ?
La conduite à tenir, dictée par la fiche officielle, se résume en quatre gestes :
- Ne plus consommer ces gummies, pas même un seul « pour voir ».
- Détruire le produit : c’est la consigne explicite du rappel.
- Demander le remboursement : la fiche prévoit une compensation sous forme de remboursement. Adressez-vous au point de vente où vous avez acheté le sachet.
- En parler autour de vous : ces bonbons ont été vendus pendant une semaine dans toute la France, et certains ont pu être offerts ou partagés.
Le rappel est dit « volontaire », sans arrêté préfectoral : c’est le professionnel lui-même qui a transmis les informations aux autorités. Cela ne change rien à la consigne.
En cas de doute sur un produit acheté en boutique de chanvre, montrez l’emballage au vendeur et demandez le numéro de lot.
Un deuxième rappel le même jour : le lait U Tout Petits Bio
La journée du 16 octobre a été chargée pour RappelConso. Une autre fiche, publiée le même jour, vise un lait de croissance U Tout Petits Bio : certains lots présenteraient une odeur ou un goût de poisson. La consigne, là aussi, est de ne plus servir le produit à l’enfant et de le rapporter en magasin pour remboursement. Vérifiez les références exactes sur la fiche officielle, car les lots concernés diffèrent d’un rappel à l’autre.
Un sachet de bonbons colorés n’est jamais anodin quand le mot THC ou CBD figure sur l’étiquette. Le réflexe qui sauve, ici comme ailleurs : retourner le paquet et lire le lot avant de croquer.
