Il y a des matins où le rituel du café vire à la vérification sanitaire : un lot du café Bialetti « Perfetto Moka Caramello » est rappelé dans toute la France après la détection d’une teneur en ochratoxine A supérieure aux limites autorisées. Un seul lot est visé. Encore faut-il savoir le reconnaître.
Le rappel café Bialetti tombe un dimanche matin, à l’heure précise où des milliers de Français préparent leur cafetière italienne : un lot du « Perfetto Moka Caramello » est retiré de la vente dans tout le pays. Pas toute la marque, pas tous les cafés Bialetti. Un seul lot, identifiable en trente secondes.
La fiche officielle, publiée le 15 octobre 2026 sur rappel.conso.gouv.fr sous la référence 2026-10-0126, parle d’un rappel volontaire, lancé à l’initiative de Bialetti France après des contrôles qualité internes sur sa chaîne de production. Aucun arrêté préfectoral, donc : la marque a détecté le problème elle-même et prévient les consommateurs. C’est le scénario le moins inquiétant des rappels alimentaires, mais il exige la même réaction.
Quel paquet est concerné ? Les trois repères à vérifier
Sortez le paquet de votre placard et cherchez ces trois mentions, qui doivent correspondre toutes les trois :
- le code-barres : 8006363076203 ;
- le numéro de lot : LC5 BD149T ;
- la date de durabilité minimale : 29/05/2027.
Le produit s’appelle « Perfetto Moka Caramello », un café moulu aromatisé au caramel en paquet de 250 grammes. Selon la fiche officielle, il a été commercialisé dans la France entière, notamment via les sites en ligne Ponera et MaxiCoffee. Un seul des trois repères qui diffère, et votre paquet n’est pas concerné.
Le rappel ne vise qu’un seul lot du « Perfetto Moka Caramello », pas l’ensemble des cafés Bialetti.
Que faire si vous avez ce paquet chez vous ?
La marche à suivre tient en trois gestes :
- Vérifiez les trois repères sur votre paquet, calmement, avant de préparer le café.
- Ne consommez plus le produit si tout correspond. Ne le donnez pas, ne le jetez pas à la va-vite : gardez-le pour le rapporter.
- Rapportez-le au point de vente, ou contactez le site où vous l’avez acheté, pour obtenir un remboursement.
« Ne plus consommer. Rapporter le produit au point de vente. » — la conduite à tenir officielle, fiche Rappel Conso n° 2026-10-0126.
Si vous avez déjà bu de ce café ces dernières semaines, inutile de paniquer : la fiche ne signale aucun effet sanitaire documenté chez des consommateurs, et la période de mise en vente n’est même pas précisée. La consigne vaut surtout pour la suite : ce paquet-là, on ne le boit plus.
Si les trois repères correspondent, rapportez le paquet : le remboursement est prévu par la fiche de rappel.
L’ochratoxine A, c’est quoi exactement ?
Ce n’est ni un additif ni un pesticide : une mycotoxine, c’est-à-dire une toxine fabriquée naturellement par des champignons microscopiques, principalement des Aspergillus et des Penicillium. Elle peut se développer sur les grains de café mal séchés ou mal stockés, mais aussi sur les céréales, le cacao ou les raisins secs. L’Autorité européenne de sécurité des aliments la classe comme potentiellement cancérogène pour le rein, ce qui explique l’existence de limites réglementaires strictes — et l’obligation de rappeler un lot qui les dépasse.
Le ministère italien de la Santé a d’ailleurs publié sa propre alerte pour le même lot, LC5 BD149T, dès le 9 octobre : le café rappelé sort de l’usine Bialetti de Coccaglio, en Lombardie. Deux pays, une même référence, une même consigne.
Mon café du matin est-il dangereux ?
Un dépassement de la limite réglementaire ne signifie pas une intoxication. Les seuils officiels intègrent de larges marges de sécurité, et aucun cas de problème de santé lié à ce lot n’est rapporté. Votre tasse de ce matin ne vous a pas mis en danger immédiat.
Mais la limite existe pour une raison, et l’ochratoxine A n’est pas un contaminant qu’on invite à sa table. La bonne réaction, c’est celle du dimanche matin : un coup d’œil au paquet, trente secondes de vérification, et le rituel du café reprend son cours.
Sources : fiche Rappel Conso n° 2026-10-0126 (rappel.conso.gouv.fr, 15/10/2026) ; ministère italien de la Santé ; Autorité européenne de sécurité des aliments.
